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Articles

Les chrysanthèmes de 2020

     A toutes et tous, pardonnez moi par avance, ce billet n'est pas gai. Il est placé sous le signe du deuil, fait de mots difficiles à sortir, quelque peu thérapeutiques pour moi. Les récits qui suivent touchent à la mort, au suicide et au deuil. J'en déconseille la lecture si le sujet est sensible. Ceci fait office d'hommage à celle et ceux qui m'ont quittée en cette année difficile. Ces mots sont pour moi je l'espère, une manière de tourner la page.   Surtout, ces mots sont pour elleux :      Ces mots sont pour Guillaume ...    L e fils de ma belle-mère, dont on m'a annoncé le décès en février. C'est un texto de mon père désemparé qui me réveille : "Ma chérie, Guillaume est dcd. Il a mis fin à ses jours". D'un seul coup tout est trouble, suspendu, les jambes tremblent. La lampe de chevet dont on ne trouve pas l'interrupteur, se retrouve au sol, le souffle s'accélère, on relit le texto. On pleure un peu ... On fait face aux questio...

A l'amour de ma vie ...

    "Mais tu lui dirais quoi, si tu la rencontrais maintenant avec la certitude que c'est elle, l'amour de ta vie ? " Je lui dirais ...      Bonsoir, je suis ravie de te voir enfin apparaître dans mon monde, il paraît que c'est toi ? Celle que je cherche sans vraiment chercher depuis tant d'années. Maintenant que tu es là et qu'on va partir pour le plus grand des voyages, il faut que tu saches certaines choses. Dans le monde de mes rêves, dans l'amour comme je l'idéalise et là où tu as ta place, dans mon cœur et dans l'âme, il y a quelques règles.      Pardonne moi de ne pas t'aborder avec un sourire aguicheur, nous aurons bien le temps d'y penser plus tard. Pour l'instant, puisque c'est toi, puisqu'on me l'a dit, puisque j'en suis sûre, je vais jouer franc jeu. D'ailleurs je n'aime pas jouer, pas au premier abord, pas comme ça. Si tu décides qu'il faut qu'on se séduise en portant un masque alors peut...

A comme "Amour", A comme "Apprendre".

      Dans l'une de ses chansons, Lynda Lemay écrit :  "Les mots se bousculent dans ma tête, j'ai pas la formule qu'il faut.  Pas aujourd'hui, demain peut-être, j'trouverai le moyen de cracher le morceau.  En attendant je me réfugie dans un silence qui me ronge le cœur,  depuis que j'ai rencontré Marie..."      Je suis une jeune femme avec un passé amoureux illogique. Une homo longtemps refoulée, une adolescente qui consentait passivement à croire que le flamme qu'ils décrivaient tous et qu'ils appelaient Amour était une chimère. Longues ont été les années passées entre les bras de garçons - gentils la plupart du temps - desquels j'étais persuadée d'être amoureuse. Sans ne jamais franchement tressaillir sous la force de quoi que ça soit, accomplissant mécaniquement par mimétisme tout ce qu'il était logique de faire pour me fondre dans la masse. Je les aimais, je crois, mais n'en serai jamais sûre. Jamais d...

Au terminus de la ligne 9.

      J'ai une histoire à vous raconter.             Tout commence au mois de Juin. Je projette un voyage en région parisienne et cela m'angoisse. Je grappille des informations à la volée chez les gens qui voyagent un peu. Paris n'est qu'à 40 minutes en TGV mais me semble être au bout du monde. Jamais, jamais il ne m'était venu à l'esprit de prendre seule un train pour une ville inconnue dans laquelle il pourrait m'arriver n'importe quoi. je suis bien trop raisonnable, bien trop prudente. Puis ce n'est pas du tourisme, ce n'est pas au musée que j'ai envie d'aller. Je nomme une ville : Montreuil.       J'en parle une fois, dans un café : "Il faut que j'aille à Montreuil, voir une amie, j'ai jamais entendu parler de ce bled. C'est loin de Paris ?". On me répond : "Mais non, c'est tout près. Montreuil c'est presque un quartier de Paris, au terminus de la ligne 9.".       Passe l'...

Une tranche de vie de campagne.

     J'ai passé une journée dans ma campagne. Levé les yeux, regardé danser les arbres au rythme du vent, un peu éblouie par le soleil et tourmentée par ces lieux qui changent. Ils ont démoli le pont de bois de mon enfance pour y mettre un pont en métal, trop dangereux il paraît. Moi, j'arrivais avant à traverser ce pont sur les mains, les yeux au sol pouvant apercevoir à travers les lattes de bois la rivière qui elle, est toujours là.       C'est une tranche de vie que j'écris. C'est un dimanche de brocante dont l'organisation repose depuis plusieurs décennies sur la motivation de certain.e.s membres de ma famille, bénévoles dans l'association qui tente de faire vivre encore ce petit bout de ville ouvrière qui sombre dans l'oubli et dans la grisaille. L'ambiance n'y est plus la même. Autrefois sur cette brocante, on trouvait des trésors vendus quelques pièces par des collectionneurs. On y trouve maintenant des babioles, des vêtements, d...

Escale à Paris, Chérie.

        J'ai toujours du mal à comprendre comment fonctionnent les mécanismes de l'Amour. Du reste, comment du jour au lendemain, sans qu'on ne puisse vraiment expliquer pourquoi ni définir un point de basculement, un.e illustre inconnu.e devient une personne que vous n'oublierez probablement jamais.          C 'est un peu ce qui s'est passé avec M. Je me garde bien d'écrire son prénom, je le garde pour moi. C'est une histoire insensée, une rencontre au hasard, une intrigue faite de curiosité et de fascination mutuelle qui nous a lié plus que de raison. Nous cherchions il y a peu le point de basculement, de non-retour. A quel moment est-ce devenu plus fort que nous ? Depuis quand exactement ne contrôlons-nous plus ?           N ous sommes un livre fait de tout ce qui nous sépare. Et il y en a, des choses entre nous. Quelques cent-cinquante kilomètres, une génération, des divergences d'opinion, quelqu...

Cette musique que joue mon coeur ...

    Hello ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit ici. Je reviens ce soir après un long moment de flou et d'écrits compliqués. Depuis quelques mois, je travaille sur un roman court. Me voilà auteure de 150 pages d' "écriture de moi-même" qui n'ont pas vocation à être publiées, ni lues par quiconque, mais dont j'avais besoin pour revenir plus légère à ce blog qui me tient énormément à cœur. Et même si ce "livre" va certainement dormir dans un ordinateur pour l'éternité, je prends la liberté d'annoncer qu'il est écrit puisque j'en suis fière, fière d'en avoir au moins terminé un.  Mais écrire simplement pour soi a parfois trop le goût de la solitude, et j'avais besoin de revenir vous parler ici. Comme dans chacun des billets précédents, je viens livrer quelques morceaux de moi. Et ce soir, j'ai envie de vous parler de musique ou plutôt de chanson. Vous comprendrez, il faut que je vous parle ...     ...