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Articles

Ivresses Estudiantines

 "   Hé ! Tu viens ce soir au Royalty ? "      La première fois, j'ai dit oui sans convictions. J'y voyais une énième beuverie mais cette fois-ci entourée d'inconnus et il m'était difficile d'imaginer boire avec d'autres personnes que mes amis. Parce que je n'avais jamais mis un pied en boîte de nuit, ni dans un pub, j'étais plutôt adepte du camping sauvage arrosé et de la soirée d'été sur la terrasse, parce qu'à la cambrousse, y'a pas de bons bars. Et puis j'ai réitéré l'expérience plusieurs fois en y prenant dangereusement goût. On y boit de la bière, on y rencontre des gens drôles et les tarifs sont intéressants. Nous sommes loin des boîtes de nuit aux ambiances de foire, des bouteilles de vodka à 80 euros, du GHB dans les verres et des mains aux fesses intempestives. J'ai trouvé l'ambianc e qui me convient dans les bars étudiants, là où l'on danse, discute (sans avoir besoin de hurler), boit un coup sans ...

De l'amour dans les gènes, pas dans les mots.

Cet article est une déclaration d'amour et une confidence ouverte à ma famille et à tous ceux qui ressentent des choses similaires, le fruit d'une réflexion forcée sur la place qu'occupe le rebelle dans une famille, l'histoire des reproches qu'on croit ne pas pouvoir faire, parce qu'il y en a ... D es reproches. Je vous demande, si vous me lisez, de ne juger que le fruit de ma réflexion et non la personne que je suis en général. Merci.        J'aurais voulu rester votre enfant modèle et j'aurais voulu que de bons résultats à l'école suffisent à faire de moi un peu de votre fierté. Mais aujourd'hui, alors que j'ai moi même fermé ma porte d'entrée, préparé mon repas, fait mon linge et laissé derrière moi ma journée de travail ; j'aimerais vous dire les séquelles qu'ont laissé vos mots sur mon indépendance, du moins sur la vie que je mène indépendamment de la vôtre. J'ai des messages à faire passer. J'ai longtemps pensé ...

Ma conscience s'appelle Madame F.

Elle n'a ni visage, ni voix, ni regard mais elle sait tout de moi.  M adame F n'existe pas. Elle est issue d'un caprice de mon esprit datant de mon enfance. Aussi loin que je puisse me souvenir j'ai tenu des journaux intimes, aussi beaux et amicaux qu'ils puissent-être, j'ai toujours refusé l'inévitable : "Cher journal." en début de page. M'adresser à un assemblage de feuilles pourvu d'une couverture m'a toujours paru étrange et si la seule personne à laquelle vous pouvez vous confier n'a rien de vivant, vous avez selon moi atteint un niveau de solitude assez catastrophique.  Seulement, vous pouvez être entourés de dizaines de personnes géniales et vous sentir terriblement seuls si votre tempérament solitaire vous rattrape, si vous être incompris, introvertis où que sais-je d'autre qui vous empêche de communiquer librement. C'est comme ça que j'ai créé Madame F.  J'ai toujours écrit en utilisant un "T...

L'étudiant : Du village à la ville, de l'adolescence à la prise de conscience.

En espérant trouver des points de vue similaires au mien.  Les dernières années au village ... L e soleil se levait à peine quand je sortais de la maison en briques rouges, douze marches puis un chemin de graviers me séparaient du bout de la rue, soit une minute de marche. C'est au bout de cette minute que je consentais enfin à allumer une cigarette puisque j'étais assez loin de la maison pour ne pas me faire surprendre par maman encore assise devant son café. L'avenue Voltaire où j'avançais quelques minutes sur un véritable parcours des souvenirs me semblait interminable, passant devant l'école primaire et ses arbres sans feuilles, longeant le muret en pierres, la salle des fêtes et la mairie aux volets bleus, j'arrivais enfin sur la place de la République et jetais mon mégot dans la poubelle qui fait l'angle juste avant de passer devant le bureau de tabac. Toujours en avance, j'attendais le bus sous le kiosque aux piliers rouillés et a...

Du clavier à la plume, de la plume au clavier.

E crire.  L es enfants de ma génération vous le diront, nous n'étions pas prédestinés à nous passionner de mots. Nous sommes :  "La génération Y, les enfants du millénaire. Ceux qui sont nés entre la découverte du SIDA et le 11 septembre 2001".  Nous sommes de ceux qui ont grandi avec l'apparition d'internet dans les foyers familiaux, de ceux qui pour noël, rêvaient d'une Nintendo DS à huit ans et d'un ordinateur portable à 10 ans.  Inconsciemment, j'ai toujours vécu en dehors de cette effervescence de sites web, de jeux vidéos, j'ai toujours pensé ne pas être née à la bonne époque. J'aimais les jeux de société, les livres, je rêvais de pouvoir faire des cabanes dans les bois, de voyager, et d'écrire. Alors pour mes 8 ans, on m'a offert une machine à écrire, certes remise au goût du jour et tout en plastique, mais quand même. Je me souviens de la réaction de ma famille :  "Qu'est ce qu'elle va pouvoir faire avec ça...